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Correction du texte de richtoo

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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Jeu 17 Aoû - 18:15

Voici brut de pomme quelques extraits de mon prochain livre qui devrait s’appeler « Chat perché ».

L’action se situe dans une ville qui ressemble étrangement à Chambéry, en hiver. Mélanie la vieille dame qui nourrit les chats du quartier n’a pas donné signe de vie depuis plusieurs jours. Les félins rodent dans le vieux quartier en quête de pitance, leur bienfaitrice sera découverte morte dans son rocking-chair en compagnie de trente deux chats empaillés dont le regard fixe un endroit précis de l’appartement. N’ayant pas d’héritier, ses biens seront vendus au profit de l’Etat. Un huissier viendra procéder à l’inventaire quelques mois plus tard et en bougeant les chats une découverte insolite relancera l’enquête. Un grain de riz tombera de la gueule de chaque animal, trente seront découverts. Ils sont gravés, sur une face figure un animal du zodiaque chinois et sur l’autre côté un mot. Deux phrases seront reconstituées, ce sont les deux premières du roman.

J’attends avec impatience vos avis, commentaires et autres conseils.




EXTRAIT Chapitre 1


« Ce n'est pas le but de la promenade qui est important mais les petits pas qui y mènent. Il reste toujours un peu de parfum à la main qui donne des roses ». Deux phrases sibyllines pour commencer l’histoire de Mélanie.
En ce premier jour de février, le carillon de la chapelle du château sonnait, ce soir un carillonneur virtuose se produisait en concert. Sur les toits de la vieille ville les lumières projetaient une ombre blafarde. Un homme descendait le long d’un pan, malgré son agilité il avançait prudemment, les tuiles devenaient glissantes avec le givre qui se posait sur les toitures.
La cité était belle sous le froid, la neige tant espérée tombera dans la nuit. Ça fera le bonheur des vacanciers. Pendant un mois, ce sera le chassé croisé dans les stations, la zone A croisera dans la vallée la zone C qui montera vers l’or blanc pendant que la zone B amortira son forfait sur les pistes. Toute l’activité de la montagne sera suspendue aux nouvelles de la météo, avec une obsession : « le taux de remplissage et l’enneigement du massif », l’un étant tributaire de l’autre.

L’homme sauta sur un balcon, il tira le battant d’un volet et disparut à l’intérieur d’un appartement. Il posa son sac et refit le chemin inverse Le carillon résonna de ses soixante dix cloches dans le vieux quartier, l’éclairage offrait une vue splendide sur tout l’édifice. Il y avait des effets de couleurs sur les tours, les façades illuminées ressemblaient à un décor de carte postale. Dix minutes s’étaient écoulées, et le funambule réapparut avec un autre sac, il le posa aussi dans l’appartement et repartit aussitôt. Il effectua cinq fois le même rituel. Au cinquième voyage, il ne ressortit pas.
Le maître venait de terminer sa démonstration, le public conquis applaudit. Il convient de dire que l’activité de carillonneur concertiste est difficile. Un carillon possède entre vingt trois et soixante treize cloches. Le musicien se doit d’apprivoiser le clavier d’abord. Il faut être un virtuose pour s’adapter à la diversité des instruments. Les spectateurs enchantés ont entendu des pièces de Menotti, Barber et Nino Rota. Ce fut un régal pour les oreilles.
La neige commença à tomber. Les flocons pris dans les rais de lumière des projecteurs donnaient au lieu un aspect féerique. Les reflets cristallins se teintaient de nuances insoupçonnées. Le ciel décida d’offrir de la blancheur aux touristes des cimes. Il était vingt heures, les magasins avaient baissé les rideaux, seules subsistaient quelques vitrines éclairées.
Dans une masure située en contrebas sous le donjon du château, un homme transportait des gros sacs poubelle sur son dos. Il sortit de la vieille bâtisse et pénétra dans une maison rénovée par une entrée qui donnait sur une arrière cour à l’abri des regards indiscrets. Il ressortira un peu plus tard, et disparaîtra dans la nuit. La pellicule blanche effacera son pas.


EXTRAIT Chapitre 2


Une odeur nauséabonde surprit les visiteurs, ils se bouchèrent les narines. Loïc marmonna que c’était les effluves de la mort. Dans le vestibule quelques paires de patins étaient disposées, personne ne prit soin de s’en servir. Le parquet ciré brillait et un parfum d’encaustique parvenait à se faire sentir parmi les autres émanations.
Les visiteurs comprirent dès l’ouverture de la porte ce qui les attendait. Ce n’était pas la première fois qu’ils intervenaient chez des personnes âgées seules. De nos jours la société s’étant individualisée, le noyau familial se révélait quasi inexistant, les anciens finissaient bien souvent leur parcours dans une solitude extrême.
Au bout du couloir se trouvait la réponse à leurs interrogations. Les pandores firent rapidement leurs recommandations, ne rien toucher, et ne rien déplacer. Une porte vitrée avec des rideaux en broderie permettait d’accéder à la salle à manger. L’huis était juste poussé et l’un des hommes fut pris de nausées en pénétrant dans la pièce. Les autres eurent des hauts le cœur. La température élevée dans l’appartement ne facilitait pas les choses. Comme beaucoup de personnes âgées, Mélanie ne se trouvait bien qu’autour de vingt cinq degrés.
Loïc aperçut Madame Pralong le premier, elle semblait dormir recroquevillée au fond d’un rocking-chair. Il ne tenta pas de l’appeler, il savait qu’elle ne lui répondrait pas. La vieille dame dormait de son dernier sommeil, et tout dans la disposition des lieux semblait bizarre.
Les pompiers s’approchèrent de la malheureuse. Ils avaient anticipé et se retrouvèrent les seuls à s’être protégés de l’odeur qui régnait dans l’atmosphère confinée de la pièce. Un des jeunes sapeurs se retourna en direction des gendarmes, il bouscula légèrement un globe terrestre posé sur un guéridon.
- Vous avez vu, elle a deux chats sur ses genoux ?
Le gendarme Chopard lui répondit :
- Oui mais ils ne risquent pas de nous griffer, ils sont morts aussi.
Loïc rajouta :
- Morts et empaillés.
Le teint cireux de la défunte laissait supposer qu’elle devait être décédée depuis plusieurs jours. Les cinq hommes se sentaient mal à l’aise. Le second pandore, se nommait Hardy, il prit son téléphone portable et appela la brigade.
- Allô! Ici Hardy, passez-moi le bureau enquête ?
- Gendarme Gilles, je vous écoute ?
- Salut Gilles, c’est Hardy, nous avons du boulot pour vous, nous sommes au douze bis rue du carillon au troisième étage, une dame âgée avec une mise en scène digne d’Alfred Hitchcock.
- Ne bougez pas, nous arrivons, à tout de suite Hardy.
- Messieurs, nos collègues enquêteurs arrivent, ils vont prendre le relais.
Le gendarme Chopard s’adressa aux pompiers :
- Je crois que nous allons-vous faire attendre la décision des responsables de l’enquête avant de vous donner le feu vert pour évacuer Madame Pralong.


EXTRAIT Chapitre 3


Mistigris et ses compagnons erraient tels des âmes en peine dans les ruelles du vieux quartier. La disparition de Mélanie perturbait beaucoup l’organisation de la colonie. A n’en pas douter il y aurait des tensions et des scissions dans le groupe. Certains jeunes souhaitaient s’affranchir de la tutelle de l'ancêtre. Il y eut inévitablement deux clans, les anciens regroupés sous la bannière de Mistigris, et les jeunes sous la houlette d’un fougueux chat surnommé Rouqui. Celui là se disaient les vétérans c’est un fier à bras, il mène ses amis dans l’impasse. A force de parader, les habitants irascibles du quartier se ligueront contre nous expliquait le vieux matou. Rien n’y faisait, la rupture consommée, il ne restait qu’à constater les dégâts.
Comme les hommes à la disparition d’un élément fédérateur, les chats se retrouvaient à la croisée des chemins. Fallait-il jouer la modération et se rallier à Mistigris, ou bien choisir la modernité et le risque avec Rouqui ? La question posée méritait rélexion.
Mistigris savait depuis longtemps que ce jour viendrait, mais comme tout un chacun il pensa que ce moment arriverait bien assez tôt. Aujourd’hui il se trouvait au pied du mur. Comment résoudre cette crise majeure dans la colonie, sans voir couler le sang ? La garde rapprochée du vieux sage opta pour la négociation. Dans l’autre camp, quelques extrémistes se déclarèrent prêts à en découdre. Ils s’étaient persuadés qu’ils trouveraient une place de choix dans la nouvelle hiérarchie qui se mettrait en place. Malheureusement il y aurait plus de perdants que de gagnants.
Rouqui proposa d’entrée de jeu un combat des chefs. Mistigris savait qu’à ce jeu là il ne sortirait pas vainqueur, sa vieille carcasse ne résisterait pas aux assauts fougueux de son jeune rival. Il allait ruser et user de toutes ses qualités de fin stratège. Sur les conseils de ses amis, le vieux matou proposa une trêve de trois jours qui permettrait d'assumer le deuil de Mélanie et de s’organiser. Il fut décidé de partager le territoire en deux parties, les jeunes occuperaient la partie située autour de la boulangerie des époux Liorant et de la boucherie de Nestor. Cette concession n’était pas anodine, Mistigris misait sur le retour rapide du boucher qui risquait de perturber la tactique de Rouqui. Le boucher n’hésiterait pas à chasser les félins et même à faire intervenir la brigade spécialisée.
Les deux tribus se séparèrent, chaque camp réunissait une quinzaine d’éléments. Le doyen semblait satisfait, le territoire proche de la maison de la défunte demeurait sous sa coupe. Il ne restait plus qu’à espérer le faux pas de l’adversaire.
En milieu d’après-midi, le boucher Nestor Riou rentra chez lui, il portait un plâtre qui immobilisait toute sa jambe gauche. Il pouvait poser le pied par terre, avec ses béquilles. Loïc l’accueillit à bras ouverts.
Lorsque Nestor aperçut les félins du groupe de Rouqui qui traînaient autour se sa boutique, son sang ne fit qu’un tour. Il prit ses béquilles et se dirigea vers le téléphone. Il appela la mairie et expliqua qu’il s’était fait mal ce matin à cause d’un chat et que depuis il y en avait une ribambelle devant chez lui. Comme il n’était pas d’humeur à plaisanter il rajouta qu’en bon citoyen il payait des impôts et qu’en retour il attendait d’être débarrassé de ce fléau.
Un peu plus d’une demi-heure plus tard, le fourgon blanc de l’équipe municipale faisait son apparition dans le vieux quartier. Quatre hommes équipés comme des cosmonautes descendirent du véhicule et se déployèrent selon une technique bien rodée. En quelques minutes huit raminagrobis furent capturés. Rouqui tout penaud se réfugia dans le secteur du clan de l'ancêtre. Il fut reçu sans animosité mais dût faire allégeance au plus vite. Le vieux matou eut le triomphe modeste, il ne pensait pas que sa stratégie réussirait aussi vite.
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Katarina
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Jeu 17 Aoû - 22:38

Je lirai tout bien demain, richtoo, et je te donnerai mon avis. Il me faut du temps pour ne pas bâcler.
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 8:23

Katarina a écrit:
Je lirai tout bien demain, richtoo, et je te donnerai mon avis. Il me faut du temps pour ne pas bâcler.



Bonjour Katarina,

J'attendrai patiemment ton avis. Ne pas perdre de vue qu'une correction s'impose.

Amicalement.
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Melle Parker
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 9:21

En attendant tu peux avoir le mien. L'histoire est originale et se lit facilement. Question conseils je ne suis pas adroite à ce jeu au point que tu dises qu'une correction s'impose mais à la première lecture je ne vois pas où. Donc..... je ne fais que passer.....
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 11:34

Melle Parker a écrit:
En attendant tu peux avoir le mien. L'histoire est originale et se lit facilement. Question conseils je ne suis pas adroite à ce jeu au point que tu dises qu'une correction s'impose mais à la première lecture je ne vois pas où. Donc..... je ne fais que passer.....


Bonjour Chantal,

Merci d'avoir consacré un peu de ton temps à lire mes élucubrations. J'ai besoin du sentiment d'autres lectrices et lecteurs, cela me permet de cerner au mieux mes maladresses. Il a déjà été lu dans le cercle privé et l'acceuil est meilleur que pour le précédent ce qui est un bon signe. l'oeil extérieur c'est encore mieux. Prévois un exemplaire du receuil de Jacques pour moi si tes valises ne sont pas encore pleines.

Bisous.
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Melle Parker
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 12:00

Je comprends tes attentes. Mais ce qui fait un bon livre c'est surtout une bonne histoire. Le fait qu'elle soit bien écrite la sert évidemment, mais je suis bon public et je ne cerne personnellement pas vite les petits défauts. Je vois les gros comme tout le monde, les erreurs grosses comme des maisons mais alors là l'auteur n'a pas besoin de mes conseils perso. Pour le livret (qui est très bon ceci dit malgré le fait que jacques soit mon mari et qu'en général je déteste la poésie sauf la sienne) je mettrai queques livrets dans mon sac c'est certain.
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Katarina
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MessageSujet: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 13:27

Le thème, l'histoire des chats avec le grain de riz est très accrocheur.
Problème de temps de conjugaison. Ca commence mal ... Tu ne peux pas employer le futur de l'indicatif avec l'imparfait, et encore moins avec le passé simple. Il faut le conditionnel présent : la neige tomberait dans la nuit... etc.

En ce premier jour de février, le carillon de la chapelle du château sonnait,(point) ce soir (virgule)un carillonneur virtuose se produisait en concert. Sur les toits de la vieille ville (virgule)les lumières projetaient une ombre blafarde. Un homme descendait le long d’un pan et (virgule)malgré son agilité (virgule)il avançait prudemment, (deux points)les tuiles devenaient glissantes avec le givre qui se posait sur les toitures.
La cité était belle sous le froid,(point) la neige tant espérée tomberait dans la nuit. Ça ferait le bonheur des vacanciers. Pendant un mois, ce serait le chassé croisé dans les stations, la zone A croiserait dans la vallée(virgule) la zone C(virgule) qui monterait vers l’or blanc (virgule)pendant que la zone B amortirait son forfait sur les pistes. Toute l’activité de la montagne serait suspendue aux nouvelles de la météo, avec une obsession : « le taux de remplissage et l’enneigement du massif », l’un étant tributaire de l’autre.
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 13:48

L’homme sauta sur un balcon, il tira le battant d’un volet et disparut à l’intérieur d’un appartement. Il posa son sac et refit le chemin inverse(point) Le carillon résonna de ses soixante (tiret)dix cloches dans le vieux quartier,(point) l’éclairage offrait une vue splendide sur tout l’édifice. Il y avait des effets de couleurs sur les tours, les façades illuminées ressemblaient à un décor de carte postale. Dix minutes s’étaient écoulées, et l (Après dix minutes, ) le funambule réapparut avec un autre sac, il le posa (qu'il posa) aussi dans l’appartement et repartit aussitôt. Il effectua cinq fois le même rituel. Au cinquième voyage, il ne ressortit pas.
Le maître venait de terminer sa démonstration, le public conquis applaudit. (parenthèse)Il convient de dire que l’activité de carillonneur concertiste est difficile. Un carillon possède entre vingt (tiret)trois et soixante (tiret)treize cloches. Le musicien se doit d’apprivoiser le clavier d’abord. Il faut être un virtuose pour s’adapter à la diversité des instruments. (parenthèse)Les spectateurs enchantés ont entendu(entendirent) des pièces de Menotti, Barber et Nino Rota. Ce fut un régal pour les oreilles.
La neige commençait à tomber. Les flocons pris dans les rais de lumière des projecteurs donnaient au lieu un aspect féerique. Les reflets cristallins se teintaient de nuances insoupçonnées. Le ciel décida d’offrir de la blancheur aux touristes des cimes. Il était vingt heures, les magasins avaient baissé les rideaux, seules subsistaient quelques vitrines éclairées.
Dans une masure située en contrebas sous le donjon du château, un homme transportait des gros sacs poubelle sur son dos. Il sortit de la vieille bâtisse et pénétra dans une maison rénovée par une entrée qui donnait sur une arrière cour(virgule) à l’abri des regards indiscrets. Il ressortirait un peu plus tard, et disparaîtrait dans la nuit. La pellicule blanche effacerait son(ses pas, ce n'est pas un pas de danse) pas.


Richtoo, j'ai terminé le premier extrait. Je continue où tu te suicides tout de suite ? Je plaisante, bien sûr.
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 14:05

Bon, je m'excuse d'être si sévère.
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 14:52

Richtoo, j'ai terminé le premier extrait. Je continue où tu te suicides tout de suite ? Je plaisante, bien sûr.[/quote]

Merci beaucoup pour ton approche professionnelle. Tu maîtrises parfaitement la conjuguaison, donc ta vision m'interesse. Quant au suicide, navré d'en décevoir certains je n'envisage pas cet expédient pour si peu...

J'ai bien précisé "brut de pomme", j'ai encore à travailler dessus.
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 15:38

Je parlais de suicide parce que tu écris de merveilleux polars. Quant à ton texte, il est évident que le "brut de pomme" est toujours à revoir. Moi-même, je relis phrase par phrase mon second roman, et je trouve autant d'erreurs que dans le tien, c'est pour dire ! Heureusement, on ne va pas déprimer pour si peu. Par contre, il est évident qu'un oeil étranger repère plus facilement les erreurs, parce que nous, quand on écrit, on pense plutôt au ressenti de l'histoire qu'à l'orthographe. Tu ne m'as pas dit si tu voulais la suite ? Quant à ma maîtrise de la conjugaison, je n'en ai aucune, je travaille au feeling, à force de lire des centaines de livres, et de se plonger dans les livres de grammaire, on finit par acquérir un certain savoir-faire. D'ailleurs, peut-être que mes conseils ne sont pas bons...
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 15:48

C'est gentil mais tu vois, le côté autodidacte avec toute la fierté qu'il m'apporte présente aussi ses limites et la conjugaison est mon point faible.
Ta formation de pédago, ton niveau d'études et ta curiosité font le reste.
Bien sûr que je veux la suite, pour un peu je te filerai le roman en entier (faut avoir du temps de libre).
Merci déjà pour les extraits.
A plus tard.
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 17:17

Citation:
pour un peu je te filerai le roman en entier (faut avoir du temps de libre).

Ce serait avec grand plaisir, mais franchement, je n'ai pas le temps... déjà, avec le mien... et Vanouchka attend que je travaille sur ses contes.
C'est dur la vie d'écrivain !
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 17:24

Citation:
C'est dur la vie d'écrivain !
[/quote]

Et la rentrée approche, merci pour les extraits.
Il faut laisser un peu de boulot à la correctrice de l'éditeur.
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 17:54

Une odeur nauséabonde surprit les visiteurs qui se bouchèrent les narines. Loïc marmonna que c’étaient les effluves de la mort. Dans le vestibule, quelques paires de patins étaient disposées , mais personne ne prit soin de s’en servir. Le parquet ciré brillait et un parfum d’encaustique parvenait à se faire sentir parmi les autres émanations.
Les visiteurs comprirent dès l’ouverture de la porte, ce qui les attendait. Ce n’était pas la première fois qu’ils intervenaient chez des personnes âgées seules. (De nos jours, la société s’étant individualisée, le noyau familial se révèle quasi inexistant, les anciens finissent bien souvent leur parcours dans une solitude extrême.) (moi, je mettrais le présent, car c'est "de nos jours"le tout entre parenthèses)Au bout du couloir se trouvait la réponse à leurs interrogations. Les pandores firent rapidement leurs recommandations : ne rien toucher x et ne rien déplacer. Une porte vitrée, avec des rideaux en broderie, permettait d’accéder à la salle à manger. L’huis était juste poussé et l’un des hommes fut pris de nausées en pénétrant dans la pièce. Les autres eurent des hauts le cœur. La température élevée dans l’appartement ne facilitait pas les choses. Comme beaucoup de personnes âgées, répétition Mélanie ne se trouvait bien qu’autour de vingt -cinq degrés.
Loïc aperçut Madame Pralong le premier : elle semblait dormir, recroquevillée au fond d’un rocking-chair. Il ne tenta pas de l’appeler, il savait qu’elle ne lui répondrait pas. La vieille dame dormait de son dernier sommeil, et tout dans la disposition des lieux semblait bizarre.
Les pompiers s’approchèrent de la malheureuse. Ils avaient anticipé et se retrouvèrent les seuls à s’être protégés de l’odeur qui régnait dans l’atmosphère confinée de la pièce. Un des jeunes sapeurs se retourna en direction des gendarmes et bouscula légèrement un globe terrestre, posé sur un guéridon.
- Vous avez vu, elle a deux chats sur ses genoux ?
Le gendarme Chopard lui répondit :
- Oui, mais ils ne risquent pas de nous griffer, ils sont morts aussi.
Loïc rajouta :
- Morts et empaillés.
Le teint cireux de la défunte laissait supposer qu’elle devait être décédée depuis plusieurs jours. Les cinq hommes se sentaient mal à l’aise. Le second pandore, se nommait Hardy, il prit son téléphone portable et appela la brigade.
- Allô! Ici Hardy, passez-moi le bureau enquête !(ordre, pas question)
- Gendarme Gilles, je vous écoute ?
- Salut Gilles, c’est Hardy. Nous avons du boulot pour vous, nous sommes au douze bis rue du carillon, au troisième étage... une dame âgée avec une mise en scène digne d’Alfred Hitchcock.
- Ne bougez pas, nous arrivons. A tout de suite Hardy.
- Messieurs, nos collègues enquêteurs arrivent; ils vont prendre le relais.
Le gendarme Chopard s’adressa aux pompiers :
- Je crois que nous allons-vous faire attendre la décision des responsables de l’enquête, avant de vous donner le feu vert pour évacuer Madame Pralong.
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MessageSujet: Re: Correction du texte de richtoo   Ven 18 Aoû - 23:13

Mistigris et ses compagnons erraient telles des âmes en peine dans les ruelles du vieux quartier. La disparition de Mélanie perturbait beaucoup l’organisation de la colonie. Tu es sûr que l'on parle de colonie pour des chats ? Meute, non ? Et encore, les chats sont des animaux inépendants.
A n’en pas douter, il y avait des tensions et des scissions dans le groupe. Certains jeunes souhaitaient s’affranchir de la tutelle de l'ancêtre. Il y avait inévitablement deux clans, les anciens regroupés sous la bannière de Mistigris, et les jeunes sous la houlette d’un fougueux chat surnommé Rouqui. Celui là se disaient les vétérans ,c’est un fier à bras, il mène ses amis dans l’impasse.
-A force de parader, les habitants irascibles du quartier se ligueront contre nous , expliquait le vieux matou. Rien n’y fera, la rupture consommée, il ne restera qu’à constater les dégâts.
Comme les hommes à la disparition d’un élément fédérateur, les chats se retrouvaient à la croisée des chemins. Fallait-il jouer la modération et se rallier à Mistigris, ou bien choisir la modernité et le risque avec Rouqui ? La question posée méritait rélexion.
Mistigris savait depuis longtemps que ce jour viendrait, mais comme tout un chacun il pensa que ce moment arriverait bien assez tôt. Aujourd’hui, il se trouvait au pied du mur. Comment résoudre cette crise majeure dans la colonie, sans voir couler le sang ? La garde rapprochée du vieux sage opta pour la négociation. Dans l’autre camp, quelques extrémistes se déclarèrent prêts à en découdre. Ils s’étaient persuadés qu’ils trouveraient une place de choix dans la nouvelle hiérarchie qui se mettrait en place. Malheureusement il y aurait plus de perdants que de gagnants.
Rouqui proposa d’entrée de jeu un combat des chefs. Mistigris savait qu’à ce jeu là, il ne sortirait pas vainqueur, sa vieille carcasse ne résisterait pas aux assauts fougueux de son jeune rival. Il allait ruser et user de toutes ses qualités de fin stratège. Sur les conseils de ses amis, le vieux matou proposa une trêve de trois jours qui permettrait d'assumer le deuil de Mélanie et de s’organiser. Il fut décidé de partager le territoire en deux parties, les jeunes occuperaient la partie située autour de la boulangerie des époux Liorant et de la boucherie de Nestor. Cette concession n’était pas anodine, Mistigris misait sur le retour rapide du boucher qui risquait de perturber la tactique de Rouqui. Le boucher n’hésiterait pas à chasser les félins et même à faire intervenir la brigade spécialisée.
Les deux tribus se séparèrent, chaque camp réunissait une quinzaine d’éléments. Le doyen semblait satisfait, le territoire proche de la maison de la défunte demeurait sous sa coupe. Il ne restait plus qu’à espérer le faux pas de l’adversaire.
En milieu d’après-midi, le boucher Nestor Riou rentra chez lui, il portait un plâtre qui immobilisait toute sa jambe gauche. Il pouvait poser le pied par terre, avec ses béquilles. Loïc l’accueillit à bras ouverts.
Lorsque Nestor aperçut les félins du groupe de Rouqui qui traînaient autour se sa boutique, son sang ne fit qu’un tour. Il prit ses béquilles et se dirigea vers le téléphone. Il appela la mairie et expliqua qu’il s’était fait mal ce matin à cause d’un chat, et que depuis, il y en avait une ribambelle devant chez lui. Comme il n’était pas d’humeur à plaisanter, il rajouta qu’en bon citoyen il payait des impôts et qu’en retour, il attendait d’être débarrassé de ce fléau.
Un peu plus d’une demi-heure plus tard, le fourgon blanc de l’équipe municipale faisait son apparition dans le vieux quartier. Quatre hommes équipés comme des cosmonautes descendirent du véhicule et se déployèrent selon une technique bien rodée. En quelques minutes huit raminagrobis furent capturés. Rouqui tout penaud se réfugia dans le secteur du clan de l'ancêtre. Il fut reçu sans animosité mais dût faire allégeance au plus vite. Le vieux matou eut le triomphe modeste, il ne pensait pas que sa stratégie réussirait aussi vite.
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Depuis que les femmes écrivent, les hommes ont perdu des plumes.
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Correction du texte de richtoo

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