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 La réalité d'un rêve est-elle...

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MessageSujet: La réalité d'un rêve est-elle...   Dim 15 Juil - 19:57

Vous allez finir par vous dire que je suis exhibitionniste, mais je n'ai encore jamais eu l'occasion d'exposer mes écrits à de "réels" auteurs ; jusqu'alors, ce n'était en effet que des connaissances, leur avis était donc influencé par l'amitié qui nous liait.

Il s'agit donc d'un chapitre de mon livre, que je me suis efforcé d'écrire au vif, cherchant à me rapprocher le plus possible d'une stylistique assez épistolaire, puisqu'il s'agit d'une confidence à un journal intime.

Pour vous mettre dans le contexte, il s'agit d'un garçon qui rêvasse excessivement, après être sorti du coma après cinq années de pronfonde léthargie ; il est, lorsqu'il écrit, assis sur son lit d'hôpital. Aussi, se dégage au sein même de ses songes, une présence particulière, éthérée, à chacun d'eux ; en l'occurence : une fée.

-------------------

La réalité d'un rêve est-elle son accomplissement, ou le simple fait qu'il existe ?

Mes pas ne se comptaient plus et laissaient derrière eux des traces éphémères. La neige tombait, et le vent l’emportait inlassablement dans tous les sens. J’avançais toujours, dans cet étrange brouillard, sur ce tapis blanchâtre qui s’étoffait peu à peu. Mon écharpe m’étouffait, mais je ne pouvais l’enlever, le froid empêchait mes mains de sortir de ces poches que mon corps réchauffait.

Et je pleurais, mais je n'en connaissais point la raison. Pourquoi ces larmes remontaient soudainement de mes entrailles ? Quelle tristesse me prenait alors ? Parfois, les questions restent sans réponses. Je ne cherchais pas plus longtemps à comprendre, car en réalité, cela ne m'importait que trop peu. Ce que je savais, c'est que le mal m'épuisait, et que le froid n'y faisait rien, malgré son acharnement à me glacer à sang, il ne parvenait pas à prendre la première place au sein de mes sciences. La nuit s'épaississait, et je ne distinguais plus rien. Rien excepté les ailes illuminées de cette fée au loin, ce prodigue et récurrent être éthéré, qui avançait à un rythme soutenu, et que je m’efforçais de poursuivre tant bien que mal. Sa présence ne me laissait jamais indifférent, mais j'eus tout de même fini par abdiquer ma marche impériale. C'était hier, dans cet autre monde.

Je ne comprenais rien à ce rêve, pourquoi la neige, pourquoi le froid, pourquoi la nuit, mais surtout, pourquoi ces larmes ? Et pourquoi cette fée ? Pourquoi elle, et toujours elle ? Mes yeux s'ouvrirent avec ces questions comme seul tourment. Je me sentais triste, faible, et si démuni de courage. Il devait être tôt, car le jour ne se dévoilait pas, et la nuit semblait encore vouloir s'épanouir. Mais je ne pouvais plus dormir. Non pas que la fatigue m'eut quittée, mais l'idée de me retrouver plongé à nouveau dans ce sommeil et impuissant du déroulement de mes pensées m'effrayait. Que faire de ce temps alors, pendant que le monde entier dormait, depuis bien longtemps.

La solitude est un jardin précieux, parait-il. Beaucoup de gens la considère comme une effroyable ennemie, un tapis d'aiguilles où l'on s'endort pour quelques temps. Mais il n'en est rien. L'horizon est bien noir, et la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Peut être est-ce pour ça que notre sombre compagne nous paraît si lourde de peines, et de questions. Et celle-ci ne m'épargnait pas : avec quel langage miraculeux pourrais-je comprendre ces lignes parsemées de tâches qui décrivaient mon aventure de l'autre nuit ? Cette aventure qui ne cessait de se répéter, au fil des nuits. Au fil de mes rêves.

Dieu sur son tapis de Mensonge doit parfois se sentir fou. Enraciné dans sa solitude ultime, à regarder nos crimes. Car lui non plus n'est pas épargné de notre chère amie. Mais il ne m'apporterait pas pour autant l'effluve d'une réponse, dans ma vieille agonie où je fouillais minutieusement la moindre partie de mon âme pour comprendre. Pour comprendre le noir de mon sommeil, et le noir de ma vie.

Devant le vide qui condamne à la peur de l'existence, je me sentais si petit. Une poussière dans l'infini, qui se demande encore pourquoi.

Ce rêve… Il revenait sans cesse animer mes nuits, raviver mes craintes, et tyranniser mon esprit. Je quittais alors ce vieux lit, pays de mes repos, et de mes insomnies. La fenêtre à quelques mètres était noire, comme si un mur sombre s'était battit devant elle. Des bordures blanches encadraient parfaitement la fenêtre d'un éclat transperçant. Comme dans un rêve. Mais tout ceci était bien réel. Je le savais. Je le croyais. J'approchais doucement. J'avançais comme une ombre au milieu des vivants. Tourmenté au silence d'une chambre irréelle.

Il neigeait. Dehors, comme en mon cœur. Ce rêve m'avait-il été conté par la profondeur de mes illusions ainsi que mes désirs ? Il fallait sortir. Aller vers cet endroit, ce vide effrayant, cette nuit, couverte de neige, où j'avançais vers une destination inconnue, et le cœur plein. Trop lourd d'écrasantes angoisses. Et de maux qui s'agitent en mon corps affaiblit.

Je sortais dans le froid qui glaça ma peau, qui me terrifia de son ardeur, de son parfum, de son néant. L'atmosphère était légère, aussi dense que possible. Seuls les flocons qui volaient apportaient un semblant de vie à ce paysage ineffable. C'était la contradiction même de deux mondes. Un univers apocalyptique, un autre paradis, contre la peur et la douleur. Toujours ce face à face du mal et du bien. De l'attirance et de la méfiance.

Sans savoir pourquoi j'étais sorti, et je me retrouvais là, au bord de la rue. A regarder tout autour. A regarder la lumière des réverbères qui donnait vie à la plus belle danse qui soit, le tournoiement d'étoiles infimes enlacées en flocons dans l'air qui les gelaient. Et le ciel noir chine, noir infini, qui peignait ses tourments dans les nuages. Les étoiles accrochées à nulle part, la vue la plus lointaine de nos vies si petites. Et la lune qui l'habitait, chaque soir, mystérieuse et magique.

J'avançais. J'avançais doucement. Je ne sentais plus rien. Ni peur, ni angoisses, ni même le froid. Le monde dormait. Et ce rêve. Ce rêve. Qu’importait. L'âme est une source de questionnement qui ne s'épuise jamais, mais qui parfois pèse bien lourd sur nos épaules.

Je marchais toujours, me remémorant cette vision irréelle. Que faisait donc cette fée dans chacun de mes rêves ? Qu'est-ce que cela voulait bien pouvoir dire ? Cette entité était vraiment le maître de mes tourments. J’essayais de trouver, ne serait-ce qu’un semblant de réponse, quand soudain…

Quand soudain, un cri s'éleva, me poussant hors de mes réflexions. Un cri puissant, lisse, étrange. Comme s'il n'était qu'à l'intérieur de moi. Comme s'il n'habitait que ce rêve de cette nuit que je reproduisais, inconsciemment. Et comme si le réel s'attardait sur le passé, et qu'il dessinait son refrain inspiré d'un trouble imaginaire.

Mes pas s'accéléraient davantage et enlaçaient la neige à la boue fraîche et humide. Au devant se dessine alors le village. Les cloches s'enchaînent pour un chant sans voix, un chant sans pourquoi. Un chant que personne n'entendra. Une fine couche de glace apparaissait nettement sous des plaques de neiges. Mais je marchais concentré, comme allant vers un but, vers une destination essentielle, alors que je ne savais où mes pas me menaient. De temps en temps, des voitures passaient. Leurs phares m'illuminaient le temps de quelques secondes, le temps de me réveiller, un bref instant. C'est comme si le sommeil me reprenait dès que les phares s'éloignaient, jusqu'à disparaître. Mais je marchais toujours. Toujours aussi décidé.

Qu'en était-il alors, quelle barrière entre le réel et l'imaginaire, entre la vérité et le rêve ? Et l'imagination peut elle nous conduire à reproduire les songes inconscients qui vous mènent, et se démènent la nuit, pour leur donner un peu de légitimité ? Et puis d'ailleurs, qu'est ce que la réalité ? La réalité d'un rêve est-elle son accomplissement, ou le simple fait qu'il existe ? En tout état de cause, je devais croire très fort à cet autre habitant du sommeil, pour me retrouver dehors, à subir le froid glacial et la pénombre de la nuit.

Encore quelques voitures, quelques lumières éphémères, quelques questions. Aucune fenêtre au village n'était éclairée, aucun semblant de vie. Mais pourtant, moi j'en crevais de vivre, j'en crevais tellement que je me construisais des possibles. Des possibles s'alliant à l'improbable, mais qui n'en demeuraient pas moins plausibles pour autant. Enfin… pour moi.

Marcher était mon but. Marcher jusqu'à l'aurore encore trop loin. Marcher combien de temps, combien de jours, combien de nuits, et pour quelle sérénité ? Dire qu'on se lasse tant de l'existence qu'on s'en invente d'autres contrées. Mais le faut-il vraiment, faut-il rêver pour mieux se perdre, faut-il y croire pour mieux tomber ? A-t-on deux vies ? Ou même plusieurs ? Et passerions-nous nos chemins en les alternant tour à tour, comme le ciel s'échange entre le bleu et le gris, la lumière et la nuit, nos deux vies parallèles ? Après tout la folie ne m'emporte peut-être pas, elle me tourmente certes, comme toutes ces questions, encore une fois, mais ces pensées ne sont sûrement pas si folles, il n'y a pas de fumée sans feu, elles proviennent bien de quelque part. Comme ces coïncidences, quoi que celles-ci sont sans doutes créées par nos petits esprits, avides de comprendre, avides d'y croire.

Dans ma marche, un bruissement d'ailes se fit alors entendre. Etrangement dans cette obscurité profonde et avancée. Je cherchais des yeux l'animal, en vain, évidemment. Je ne distinguais que le bruit sourd de ses battements, gracieux sans même les apercevoir, rien qu'au son doux et régulier qui remuait dans l'atmosphère. Mais alors, ce cri si prenant qui me surpris tout à l'heure, n'était en fait que cet oiseau. Ce volatile impressionnant, que je contemplais enfin sous la lumière d'un lampadaire, lorsqu’il vint se poser sur le tapis de neige. Sa couleur défiait la pureté de cet étalage blanc. A vrai dire, on l'aurait presque confondu si la saleté n'avait pas grisé les ailes de mon nouvel ami. Un court instant, cette vision me fit penser à l'Albatros de Baudelaire. Et surtout, à cette insinuation si belle, si vraie : « ses ailes, qui l'empêchèrent de marcher. » C'est un peu notre lot à tous, à tous ceux qui se pourrissent la vie de questions, à tous ceux qui rêvent sans cesse à un ailleurs, à tous ceux qui y croient. Une certaine sérénité m'envahissait. Un calme étrange, salvateur et doux.

A défaut d'un Albatros, c'était une cigogne qui se tenait devant moi. Majestueuse, intrigante et fascinante. D'elle ou moi, je me demandais lequel était le plus intéressé, ou bien surpris peut être, ou même les deux. Ma nouvelle, et seule compagne, qui scrutait mon corps de haut en bas tout en m'affichant un mépris que je pris ainsi, s'envola d'un coup, rapide comme l’éclair qui déferle du ciel. Mais elle ne partit point, bien que je le cru pourtant. Elle se posa en haut du réverbère, peut être pour me montrer qu'elle aussi pouvait me regarder de haut, pour me prouver que les actes remplacent le langage, et que l'on pouvait se comprendre tout de même.

Je restais là, pas plus avancé, mais peut être moins troublé qu'à mon réveil. Je la regardais, du plus profond de moi, sans savoir pourquoi. Peut être avais-je enfin l'occasion de placer tout mon intérêt sur quelque chose et pour quelques instants. Et puis cette situation, banale apparemment, ne l'était pas pour moi. Simplement parce que mon esprit se torturait dans tout les sens avant son apparition, et que dans l'angoisse permanente que me prenait l'arrivée de cet oiseau m'envoûta à quelque part. Ma nuque me tirait d'avoir le nez planté au ciel, mais je ne pouvais détacher mes yeux de ces grandes échasses sur lesquelles ma compagne se tenait.

Le vent soufflait fort, et l'oiseau déployait ses ailes comme pour m'indiquer que le ciel énigmatique commandait ce tourment. Comme il commandait nos vies, à tous, à la planète entière. Mes doigts ne m'écoutaient plus vraiment. Aussi gelés que des morceaux de bois abandonnés à terre. Je sortis alors de mon coma vivant, réalisant encore ma folie dérisoire, mon oubli de ce soir, qui me conduisit là. Sans plus de raison que de force, mais qui m'y avait pourtant emmenées.

L'oiseau me fixait toujours. Qu'on ose me dire que nulle intelligence n'est sans être humaine ! Cette cigogne semblait si sûre d'elle, si douce, et si sévère à la fois. Son regard incriminait, sans mettre mal à l'aise. Mais il parlait, il n'avait pas besoin de mots, il dégageait, c'est tout. Il n'y avait qu'à comprendre, sans en saisir le sens. Il fallait écouter, et juste le silence. C'était singulier, à vous en faire perdre le Nord. A vous projeter à l'Ouest sans souvenir, sans rien. Juste le droit d'être.


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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Dim 15 Juil - 19:57

Les aiguilles sur l'église devaient s'être arrêtées. Ces cinq minutes n'auront été que le fruit d'une naïve imagination, complètement malade. Un vent que l'on ressent, mais qui ne souffle pas. Un air pur et glacial, mais qui sent le soleil. Un oiseau incarné pour enfin s'écouter. Ce que l'on sait se projette si bien, ces hallucinations ne sont faites que de nous, notre propre question, que l'on représente dans des rêves tourmentés, soit disant porteur de nos réponses.

Ca devait être ça.

Je relevais la tête, réveillé pour de bon, amère de mettre encore laisser porter par ma folie. Mais l'oiseau n'était rien. Rien de mon imagination, il était là, toujours aussi solennel, aussi dur qu'un militaire qui se changeait en ballerine de temps à autre. Selon son humble et seule envie, il devenait la grâce même.

J'avais trouvé alors mon ami d'une nuit, de quelques minutes seulement, finalement, mais je partis le cœur remplit. Quand l'oiseau prit son vol, sous les faibles flocons, ses ailes se déployèrent aussi fortes que tendres. Celui qui tel un militaire hautain me tenait compagnie semblait alors danser jusqu'au cœur des nuages. Qu'il est libre là haut, cet oiseau de mystère, ce gardien des secrets aussi sage qu'un Dieu.

Les aiguilles sur l'église reprenaient leur galop. Le temps s'accéléra, comme poussé par le vent qui reprit son ardeur, et frappait à nouveau sur mon visage pâle. La neige tombait encore, sur le même chemin, dans la même direction qu'il y a une heure à peine. Je reprenais ma route, et je n'avais plus froid. Mes pensées suffisaient à réchauffer mon corps. Un dernier cri perça le ciel comme une symphonie suave et céleste. Comme pour me signaler la réalité, pour l'ancrer entre le souvenir ou le rêve. Et le village s'allumait. Des volets s'entrouvraient sur la nature morte, et la nuit commençait à s'éteindre elle aussi. Sur le trottoir blanc quelques traces de pas signaient le début de l'aurore, et la fin de ma nuit. Le jour commençait tout juste à sortir de sa léthargie.

Qu'il est bon de sentir l'harmonie de l'hiver, quand le cœur moins lourd en apprend sa beauté. Car la grâce de chaque jour semble effacée quand on a le cœur sourd.

Je remontais lentement les marches de l'escalier, j'imaginais le bien qu'une gorgée de thé vert agrémentée de miel ferait à mon gosier gelé. Et le bien que d'enlever mes chaussures trempées et mes habits si froids. Qu'il est bon de penser, au bord d'un feu de bois, que la vie se réveille. Que l'on sent s'animer un bouillon de soleil dans toutes nos parois.

J'étais enfin chez moi, à 7h, peut être. Mais l'heure m'indifférait, alors je le suppose. On apprend à connaître sans montre les signes de la nature qui ne nous trompent plus. Un quart d'heure plus tard il faisait bon d'y être. Le feu dansait dans l'âtre merveilleusement, comme un plus beau spectacle, aux couleurs enivrantes et aux contours parfaits. Un délice visuel, un délice bien réel pour mes yeux demi clos au bord d'un autre rêve. L'encens se déversait dans l'air formant une fumée qui rejoignait le feu, et laissant ses fragrances enivrer les esprits qui se laissent charmer. Peut être deux minutes, et j'étais reparti, dans le noir d'une nuit, au bord d'une autoroute peut être, au bord de l'océan, un autre jour. Mais j'étais reparti, aux arrières de cette fée, comme toutes les nuits, guidé par l'inconscience, par les angoisses, par les envies, les moments refoulés, les regrets, les ennuis. Guidé par les souvenirs. Par tant de choses qui nous habitent, des ténèbres à l'Eden, en passant par tous les petits détails qui finalement, sont toute notre vie.

Les paupières closes depuis plusieurs heures déjà, sur ce vieux lit d’hôpital, j'étais parti bien loin. J’étais déjà sur ce canapé, dans une pièce que j’estimais m’appartenant. Un refuge personnel, où nulle n’en détiens la clé, excepté mes songes. J’étais parti là où l'on part tous sans s'en apercevoir, ou en l'oubliant juste pour mieux croire le réel. On y part avec nos questions, nos bizarreries, nos ambitions et nos frayeurs ; mais surtout avec tout notre amour, toute notre rage. Quand vient la nuit, on enchaîne les rêves avec nos questionnements, on traduit nos réponses. On enchaîne les rêves qui paraissent si vrais, qui paraissent si longs, alors qu'en temps réel ils ne durent que quelques secondes à peine. On se demande alors ce qu'est le temps. Une simple histoire de perception. Sans aucun doute.

On enchaîne les rêves, on enchaîne les vies, et on crée des possibles là où jamais ne s'invente l'impossible. On se construit ainsi. Sur des rêves, des illusions ; des envies.

De rêve en rêve, on a tous mille vies ; au rythme des nuits, toute notre existence, on passe de rêve en rêve, et de nuit en nuit.

Et puis,
Il y a le jour.


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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Dim 15 Juil - 19:59

Houla, je ne pensais pas que ce serait si long. J'espère ne pas vous rebuter. Vraiment navré... Embarassed
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azul47

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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Dim 15 Juil - 20:27

Pfiouuu ! Et bien dis-moi, tu écris excellement bien ! Si bien d'ailleurs que je ne suis pas certaine d'avoir suivi toute ta pensée. Je ne suis pas écrivain, ni prof de français. Je ne suis qu'une modeste fille qui aime les mots et s'emploie du mieux qu'elle peut à les coucher sur le papier.
Cependant, je peux te faire quelques remarques avec mes modestes connaissances. Elles sont les miennes et tu en fais ce que tu en veux. Attend que d'autres lisent ton texte, et s'ils sont du même avis sur certains points, alors tu pourras valider.
J'ai relevé quelques erreurs de ponctuation, mais j'ai remarqué que tu la maîtrises assez bien. Il y a, me semble-t-il, une confusion dans les temps, entre passé simple et imparfait. Il y a aussi des césures dans le texte, mais je suppose qu'elles sont dûes à un c/c depuis word. Je les enlève, mais ça n'a pas d'importance.
Je ne te fais qu'un bout de texte ce soir, car je n'aurais pas le temps de tout voir.
Sinon... je me demande comment on peut écrire aussi bien à ton âge. Le rêve de toutes les mères d'avoir un garçon comme ça. Seigneur, pourquoi m'avez-vous oubliée ?

Attention, c'est parti, je me lance...
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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Dim 15 Juil - 20:38

Oui, je suis conscient de ma lacune entre l'imparfait et le passé simple. Je m'insupporte moi-même.

En tout cas, merci beaucoup pour les compliments, ça me fait extrêment plaisir, vous savez.

PS : J'ai corrigé les césures ; il est vrai que c'est assez désagréable.
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azul47

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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Dim 15 Juil - 21:21

Mes pas ne se comptaient plus et laissaient derrière eux des traces éphémères. La neige tombait, et le vent l’emportait inlassablement dans tous les sens. J'avançais tu vois, là, je pense que tu es bien à l'imparfait. Si j'ai bien compris, tu racontes un rêve toujours, dans cet étrange brouillard, sur ce tapis blanchâtre qui s’étoffait peu à peu. Mon écharpe m’étouffait, mais je ne pouvais l’enlever, le froid empêchait mes mains de sortir de ces poches que mon corps réchauffait.

Et je pleurais, mais je n'en connaissais point la raison. Pourquoi ces larmes remontaient soudainement de mes entrailles ? Quelle tristesse me prenait alors ? Parfois, les questions restent sans ré-ponses. Je ne cherchais pas plus longtemps à comprendre, car en réalité, cela ne m'importait que trop j'enlèverais le "trop" peu. Ce que je savais, c'est que le mal m'épuisait, et que le froid n'y faisait rien. Malgré son acharnement à me glacer à sang, il ne parvenait pas à prendre la première place au sein de mes sciences. je ne comprends pas ce que tu veux dire par "au sein de mes sciences" La nuit s'épaississait, j'enlèverais la virgule, il n'y a pas de confusion avec une autre phrase qui commencerait et je ne distinguais plus rien. Rien virgule excepté les ailes illuminées de cette fée au loin, un point ici, sinon la phrase est trop longue ce prodigue et récurrent être éthéré, qui avançait à un rythme soutenu, et que je m’efforçais de poursuivre tant bien que mal. Sa présence ne me laissait jamais indifférent, mais j'eus ici, le passé simple me gêne. Je dirais : sa présence ne me laissait jamais indifférent, mais j'aurais tout de même fini par abdiquer ma marche impériale. Ou alors, je n'ai pas compris la phrase. C'était hier, dans cet autre monde.

Je ne comprenais rien à ce rêve, point Pourquoi la neige ? (pour marquer davantage, mais c'est juste une suggestion) pourquoi le froid ? pourquoi la nuit ? Mais surtout, pourquoi ces larmes ? Et pourquoi cette fée ? Pourquoi elle, et toujours elle ? Mes yeux s'ouvrirent avec ces questions comme seul tourment. Je me sentais triste, faible, et si démuni de courage. Il devait être tôt, car le jour ne se dévoilait pas, et la nuit semblait encore vouloir s'épanouir. Mais je ne pouvais plus dormir. Non pas que la fatigue m'eut quittée, mais l'idée de me retrouver plongé à nouveau dans ce sommeil tu vois, là, il faut une virgule, sinon on lit d'une traite alors qu'il y a deux idées et impuissant du déroulement de mes pensées m'effrayait. Que faire alors de ce temps, il n'y a pas d'espace avant la virgule pendant que le monde entier dormait, pas de virgule depuis bien longtemps ?

La solitude est un jardin précieux, parait-il. Beaucoup de gens la considère comme une effroyable ennemie, un tapis d'aiguilles où l'on s'endort pour quelques temps. Mais il n'en est rien. L'horizon est bien noir, et la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Peut-être est-ce pour ça cela que notre sombre compagne nous paraît si lourde de peines, pas de virgule, et de quelle compagne parles-tu ? et de questions. Et celle-ci ne m'épargnait pas : avec quel langage miraculeux pourrais-je comprendre ces lignes parsemées de tâches qui décrivaient mon aventure de l'autre nuit ? Cette aventure qui ne cessait de se répéter, au fil des nuits. Au fil de mes rêves.

Dieu sur son tapis de Mensonge doit parfois se sentir fou. Enraci-né dans sa solitude ultime, à regarder nos crimes. Car lui non plus n'est pas épargné de notre chère amie. Mais il ne m'apporterait pas pour autant l'effluve d'une réponse, à mon avis : pas de virgule ici dans ma vieille agonie mais virgule ici où je fouillais minutieusement la moindre partie de mon âme pour comprendre. Pour comprendre le noir de mon sommeil, et le noir de ma vie.

Devant le vide qui condamne à la peur de l'existence, je me sen-tais si petit. Une poussière dans l'infini, pas de virgule, on ne sépare pas le verbe de son sujet qui se demande encore pourquoi.

Ce rêve… Il revenait sans cesse animer mes nuits, raviver mes craintes, et tyranniser mon esprit. Je quittais alors ce vieux lit, pays de mes repos, pas de virgule tu mets beaucoup de virgule avant le "et", mais ici c'est une énumération mes repos et mes insomnies et de mes insomnies. La fenêtre à quelques mètres était noire, comme si un mur sombre s'était battit bâti devant elle. Parfois, tu peux avoir quelques mots entre deux virgules. On appelle ça une incisive. Tu en a une ici. La fenêtre, à quelques mètres, était noire comme si un mur sombre s'était bâti devant elle. Des bordures blanches l'encadraient parfaitement la fenêtre d'un éclat transperçant. Comme dans un rêve. Mais tout ceci était bien réel. Je le savais. Je le croyais. J'approchais doucement. J'avançais comme une ombre au milieu des vivants. Tourmenté au silence d'une chambre irréelle.

Il neigeait. Dehors, comme en mon cœur. Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville. Quelle est cette langueur qui pénètre mon coeur. Devine de qui c'est ^^ Ce rêve m'avait-il été conté par la profondeur de mes illusions ainsi que mes désirs ? Il fallait sortir. Aller vers cet endroit, ce vide effrayant. Cette nuit, pas de virgule couverte de neige, où j'avançais vers une destination inconnue, et le cœur plein. Trop lourd d'écrasantes angoisses. Et de maux qui s'agitent en mon corps affaiblit. affaibli Mais les deux ou trois dernières phrases sont un peu lourdes, je trouve
Je sortais c'est là que je m'y perds. Si tu mets glacer et terrifier au passé simple, il faut accorder sortir : Je sortis dans le froid... Mais pourquoi se retrouve-t-on au passé simple, alors que jusqu'à présent on était à l'imparfait. dans le froid qui glaça ma peau, qui me terrifia de son ardeur, de son parfum, de son néant. L'atmosphère était légère, aussi dense que possible. dense et légère à la fois ? Seuls les flocons qui volaient apportaient un semblant de vie à ce paysage ineffable. C'était la contradiction même de deux mondes. Un univers apocalyptique, un autre paradis, je ne mettrais pas de virgule contre la peur et la douleur. Toujours ce face à face du mal et du bien. De l'attirance et de la méfiance.

Sans savoir pourquoi j'étais sorti, et je me retrouvais là, au bord de la rue, à regarder tout autour. A regarder la lumière des réverbères qui donnait vie à la plus belle danse qui soit, le tournoiement d'étoiles infimes enlacées en flocons dans l'air qui les gelaient. Et le ciel noir chine, noir infini, qui peignait ses tourments dans les nuages. Les étoiles accrochées à nulle part, la vue la plus lointaine de nos vies si petites. Et la lune qui l'habitait, chaque soir, mystérieuse et magique.

J'avançais. J'avançais doucement. Je ne sentais plus rien. Ni peur, ni angoisses, ni même le froid. Le monde dormait. Et ce rêve... ce rêve. Qu’importait. L'âme est une source de questionnement qui ne s'épuise jamais, mais qui parfois pèse bien lourd sur nos épaules.

Je marchais toujours, me remémorant cette vision irréelle. Que faisait donc cette fée dans chacun de mes rêves ? Qu'est-ce que cela voulait bien pouvoir dire ? Qu'est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ? Cette entité était vraiment le maî-tre de mes tourments. J’essayais de trouver, ne serait-ce qu’un semblant de réponse, quand soudain…
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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Dim 15 Juil - 21:39

OUlala, j'm'attendais pas du tout à cela. Vraiment. Merci, merci, mais merci beaucoup. C'est vrai qu'en mirant votre correction, ca m'apparaît appert tout cela. Il me reste beaucoup de chemin à faire je crois... pale

Mais merci, je m'empresse de modifier cela, déjà. Wink
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azul47

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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Dim 15 Juil - 21:47

Nous avons tous du chemin à faire K', et sache qu'il est plus facile de corriger les autres que de se corriger soi même. Personne n'est capable d'écrire quoi que ce soit sans être relu et corrigé par quelqu'un.
Ne crois pas qu'ici nous n'en avons pas besoin, sinon, que nous resterait-il à apprendre ?
Tu écris très bien, garde ça en tête, et tu t'amélioreras tous les jours.
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Katarina
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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Dim 15 Juil - 22:17

Citation :
La réalité d'un rêve est-elle son accomplissement, ou le simple fait qu'il existe ?

Mes pas ne se comptaient plus et laissaient derrière eux des traces éphémères. La neige tombait, et le vent l’emportait inlassablement dans tous les sens. J’avançais toujours, dans cet étrange brouillard, sur ce tapis blanchâtre qui s’étoffait peu à peu. Mon écharpe m’étouffait, mais je ne pouvais l’enlever, le froid empêchait mes mains de sortir de ces poches que mon corps réchauffait.

Et je pleurais, mais je n'en connaissais point la raison. Pourquoi ces larmes remontaient-elles soudainement de mes entrailles ? Quelle tristesse me prenait alors ? Parfois, les questions restent sans réponses. Je ne cherchais pas plus longtemps à comprendre, car en réalité, cela ne m'importait que trop peu. Ce que je savais, c'est que le mal m'épuisait, et que le froid n'y faisait rien, malgré son acharnement à me glacer à sang, il ne parvenait pas à prendre la première place au sein de mes sciences. La nuit s'épaississait, et je ne distinguais plus rien. Rien virgule excepté les ailes illuminées de cette fée au loin, ce prodigue et récurrent être éthéré, qui avançait à un rythme soutenu, et que je m’efforçais de poursuivre tant bien que mal. Sa présence ne me laissait jamais indifférent, mais j'avais tout de même fini par abdiquer ma marche impériale. C'était hier, dans cet autre monde.

Je ne comprenais rien à ce rêve, pourquoi la neige, pourquoi le froid, pourquoi la nuit, mais surtout, pourquoi ces larmes ? Et pourquoi cette fée ? Pourquoi elle, et toujours elle ? Mes yeux s'ouvrirent avec ces questions comme seul tourment. Je me sentais triste, faible, et si démuni de courage. Il devait être tôt, car le jour ne se dévoilait pas, et la nuit semblait encore vouloir s'épanouir. Mais je ne pouvais plus dormir. Non pas que la fatigue m'eut quitté, mais l'idée de me retrouver plongé à nouveau dans ce sommeil et impuissant du déroulement de mes pensées m'effrayait. Que faire de ce temps alors, pendant que le monde entier dormait, depuis bien longtemps ?

La solitude est un jardin précieux, parait-il. Beaucoup de gens la considère comme une effroyable ennemie, un tapis d'aiguilles où l'on s'endort pour quelque temps. Mais il n'en est rien. L'horizon est bien noir, et la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Peut être est-ce pour ça que notre sombre compagne nous paraît si lourde de peines SANS VIRGULE et de questions. Et celle-ci ne m'épargnait pas : avec quel langage miraculeux pourrais-je comprendre ces lignes parsemées de tAches qui décrivaient mon aventure de l'autre nuit ? Cette aventure qui ne cessait de se répéter, au fil des nuits. Au fil de mes rêves.

Dieu sur son tapis de Mensonge doit parfois se sentir fou. Enraciné dans sa solitude ultime, à regarder nos crimes. Car lui non plus n'est pas épargné de notre chère amie. Mais il ne m'apporterait pas pour autant l'effluve d'une réponse, dans ma vieille agonie où je fouillais minutieusement la moindre partie de mon âme pour comprendre. Pour comprendre le noir de mon sommeil, et le noir de ma vie.

Devant le vide qui condamne à la peur de l'existence, je me sentais si petit. Une poussière dans l'infini, qui se demande encore pourquoi.

Ce rêve… Il revenait sans cesse animer mes nuits, raviver mes craintes, et tyranniser mon esprit. Je quittais alors ce vieux lit, pays de mes repos, et de mes insomnies. La fenêtre à quelques mètres était noire, comme si un mur sombre s'était bâti devant elle. Des bordures blanches encadraient parfaitement la fenêtre d'un éclat transperçant. Comme dans un rêve. Mais tout ceci était bien réel. Je le savais. Je le croyais. J'approchais doucement. J'avançais comme une ombre au milieu des vivants. Tourmenté au silence d'une chambre irréelle.

Il neigeait. Dehors, comme en mon cœur. Ce rêve m'avait-il été conté par la profondeur de mes illusions ainsi que mes désirs ? Il fallait sortir. Aller vers cet endroit, ce vide effrayant, cette nuit, couverte de neige, où j'avançais vers une destination inconnue, et le cœur plein. Trop lourd d'écrasantes angoisses. Et de maux qui s'agitent en mon corps affaibli.

Je sortais dans le froid qui glaça ma peau, qui me terrifia de son ardeur, de son parfum, de son néant. L'atmosphère était légère, aussi dense que possible. Seuls les flocons qui volaient apportaient un semblant de vie à ce paysage ineffable. C'était la contradiction même de deux mondes. Un univers apocalyptique, un autre paradis, contre la peur et la douleur. Toujours ce face à face du mal et du bien. De l'attirance et de la méfiance.

Sans savoir pourquoi j'étais sorti, et je me retrouvais là, au bord de la rue. A regarder tout autour. A regarder la lumière des réverbères qui donnait vie à la plus belle danse qui soit, le tournoiement d'étoiles infimes enlacées en flocons dans l'air qui les gelaient. Et le ciel noir chine, noir infini, qui peignait ses tourments dans les nuages. Les étoiles accrochées à nulle part, la vue la plus lointaine de nos vies si petites. Et la lune qui l'habitait, chaque soir, mystérieuse et magique.

J'avançais. J'avançais doucement. Je ne sentais plus rien. Ni peur, ni angoisses, ni même le froid. Le monde dormait. Et ce rêve. Ce rêve. Qu’importait. L'âme est une source de questionnement qui ne s'épuise jamais, mais qui parfois pèse bien lourd sur nos épaules.

Je marchais toujours, me remémorant cette vision irréelle. Que faisait donc cette fée dans chacun de mes rêves ? Qu'est-ce que cela voulait bien pouvoir dire ? Cette entité était vraiment le maître de mes tourments. J’essayais de trouver, ne serait-ce qu’un semblant de réponse, quand soudain…

Quand soudain, un cri s'éleva, me poussant hors de mes réflexions. Un cri puissant, lisse, étrange. Comme s'il n'était qu'à l'intérieur de moi. Comme s'il n'habitait que ce rêve de cette nuit que je reproduisais, inconsciemment. Et comme si le réel s'attardait sur le passé, et qu'il dessinait son refrain inspiré d'un trouble imaginaire.

Mes pas s'accéléraient davantage et enlaçaient la neige à la boue fraîche et humide. Au devant se dessinait alors le village. Les cloches s'enchaînaient pour un chant sans voix, un chant sans pourquoi. Un chant que personne n'entendrait. Une fine couche de glace apparaissait nettement sous des plaques de neiges. Mais je marchais concentré, comme allant vers un but, vers une destination essentielle, alors que je ne savais où mes pas me menaient. De temps en temps, des voitures passaient. Leurs phares m'illuminaient le temps de quelques secondes, le temps de me réveiller, un bref instant. C'est comme si le sommeil me reprenait dès que les phares s'éloignaient, jusqu'à disparaître. Mais je marchais toujours. Toujours aussi décidé.

Qu'en était-il alors, quelle barrière entre le réel et l'imaginaire, entre la vérité et le rêve ? Et l'imagination peut elle nous conduire à reproduire les songes inconscients qui vous mènent, et se démènent la nuit, pour leur donner un peu de légitimité ? Et puis d'ailleurs, qu'est ce que la réalité ? La réalité d'un rêve est-elle son accomplissement, ou le simple fait qu'il existe ? En tout état de cause, je devais croire très fort à cet autre habitant du sommeil, pour me retrouver dehors, à subir le froid glacial et la pénombre de la nuit.

Encore quelques voitures, quelques lumières éphémères, quelques questions. Aucune fenêtre au village n'était éclairée, aucun semblant de vie. Mais pourtant, moi j'en crevais de vivre, j'en crevais tellement que je me construisais des possibles. Des possibles s'alliant à l'improbable, mais qui n'en demeuraient pas moins plausibles pour autant. Enfin… pour moi.

Marcher était mon but. Marcher jusqu'à l'aurore encore trop loin. Marcher combien de temps, combien de jours, combien de nuits, et pour quelle sérénité ? Dire qu'on se lasse tant de l'existence qu'on s'en invente d'autres contrées. Mais le faut-il vraiment, faut-il rêver pour mieux se perdre, faut-il y croire pour mieux tomber ? A-t-on deux vies ? Ou même plusieurs ? Et passerions-nous nos chemins en les alternant tour à tour, comme le ciel s'échange entre le bleu et le gris, la lumière et la nuit, nos deux vies parallèles ? Après tout la folie ne m'emporte peut-être pas, elle me tourmente certes, comme toutes ces questions, encore une fois, mais ces pensées ne sont sûrement pas si folles, il n'y a pas de fumée sans feu, elles proviennent bien de quelque part. Comme ces coïncidences, quoi que celles-ci sont sans doutes créées par nos petits esprits, avides de comprendre, avides d'y croire.

Dans ma marche, un bruissement d'ailes se fit alors entendre. Etrangement dans cette obscurité profonde et avancée. Je cherchais des yeux l'animal, en vain, évidemment. Je ne distinguais que le bruit sourd de ses battements, gracieux sans même les apercevoir, rien qu'au son doux et régulier qui remuait dans l'atmosphère. Mais alors, ce cri si prenant qui me surprit tout à l'heure, n'était en fait que cet oiseau. Ce volatile impressionnant, que je contemplais enfin sous la lumière d'un lampadaire, lorsqu’il vint se poser sur le tapis de neige. Sa couleur défiait la pureté de cet étalage blanc. A vrai dire, on l'aurait presque confondu si la saleté n'avait pas grisé les ailes de mon nouvel ami. Un court instant, cette vision me fit penser à l'Albatros de Baudelaire. Et surtout, à cette insinuation si belle, si vraie : « ses ailes, qui l'empêchèrent de marcher. » C'est un peu notre lot à tous, à tous ceux qui se pourrissent la vie de questions, à tous ceux qui rêvent sans cesse à un ailleurs, à tous ceux qui y croient. Une certaine sérénité m'envahissait. Un calme étrange, salvateur et doux.

A défaut d'un Albatros, c'était une cigogne qui se tenait devant moi. Majestueuse, intrigante et fascinante. D'elle ou moi, je me demandais lequel était le plus intéressé, ou bien surpris peut être, ou même les deux. Ma nouvelle, et seule compagne, qui scrutait mon corps de haut en bas tout en m'affichant un mépris que je pris ainsi, s'envola d'un coup, rapide comme l’éclair qui déferle du ciel. Mais elle ne partit point, bien que je le crus pourtant. Elle se posa en haut du réverbère, peut être pour me montrer qu'elle aussi pouvait me regarder de haut, pour me prouver que les actes remplacent le langage, et que l'on pouvait se comprendre tout de même.

Je restais là, pas plus avancé, mais peut être moins troublé qu'à mon réveil. Je la regardais, du plus profond de moi, sans savoir pourquoi. Peut être avais-je enfin l'occasion de placer tout mon intérêt sur quelque chose et pour quelques instants. Et puis cette situation, banale apparemment, ne l'était pas pour moi. Simplement parce que mon esprit se torturait dans tout les sens avant son apparition, et que dans l'angoisse permanente que me prenait l'arrivée de cet oiseau m'envoûta à quelque part. Ma nuque me tirait d'avoir le nez planté au ciel, mais je ne pouvais détacher mes yeux de ces grandes échasses sur lesquelles ma compagne se tenait.

Le vent soufflait fort, et l'oiseau déployait ses ailes comme pour m'indiquer que le ciel énigmatique commandait ce tourment. Comme il commandait nos vies, à tous, à la planète entière. Mes doigts ne m'écoutaient plus vraiment. Aussi gelés que des morceaux de bois abandonnés à terre. Je sortis alors de mon coma vivant, réalisant encore ma folie dérisoire, mon oubli de ce soir, qui me conduisit là. Sans plus de raison que de force, mais qui m'y avait pourtant emmené.
L'oiseau me fixait toujours. Qu'on ose me dire que nulle intelligence n'est sans être humaine ! comprends ps !Cette cigogne semblait si sûre d'elle, si douce, et si sévère à la fois. Son regard incriminait, sans mettre mal à l'aise. Mais il parlait, il n'avait pas besoin de mots, il dégageait, c'est tout. Il n'y avait qu'à comprendre, sans en saisir le sens. Il fallait écouter, et juste le silence. C'était singulier, à vous en faire perdre le Nord. A vous projeter à l'Ouest sans souvenir, sans rien. Juste le droit d'être.
Voilà ma correction (vite fait) je vais me régaler à aller comparer avec celle d'azul/ Mon impression : texte très littéraire, K, tu aimes les mots !! bravo !

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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Lun 16 Juil - 0:29

Citation :
Sa présence ne me laissait jamais indifférent, mais j'avais tout de même fini par abdiquer ma marche impériale. C'était hier, dans cet autre monde.
Tu as raison Katarina, je me suis plantée sur ce coup là. En fait, je crois que je n'avais pas compris la phrase.
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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Lun 16 Juil - 10:47

azul47 a écrit:
Citation :
Sa présence ne me laissait jamais indifférent, mais j'avais tout de même fini par abdiquer ma marche impériale. C'était hier, dans cet autre monde.
Tu as raison Katarina, je me suis plantée sur ce coup là. En fait, je crois que je n'avais pas compris la phrase.
je viens de comprendre cette de l'animal et de l'humain. C'est toujours me même problème : lire ds un rectangle de 10m sur 20 n'est pas la panacée.

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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Lun 16 Juil - 10:58

J'ai lu la seconde page ss m'attarder à corriger.... dis-donc, tu as déjà écrit combien de pages ? C'est le premier chapitre en entier ça ? c'est un traité philosophique sur le rêve ou la réalité ?
Dommage de ne pas ns avoir plutôt mis le tout début, j'aime bien les débuts des livres.

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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Lun 16 Juil - 11:05

Katarina a écrit:
J'ai lu la seconde page ss m'attarder à corriger.... dis-donc, tu as déjà écrit combien de pages ? C'est le premier chapitre en entier ça ? c'est un traité philosophique sur le rêve ou la réalité ?
Dommage de ne pas ns avoir plutôt mis le tout début, j'aime bien les débuts des livres.

J'ai écrit pas loin de 300 pages word, ce qui doit faire 600 pages en impression in-folio mais j'ai pas encore terminé...

Quant au début de livre, il est totalement différent de ce passage... Ici, comme je l'ai précisé, il s'agit d'un rêve, écrit spontanément, sans réflexion, comme on écrirait dans un journal intime, en fin de compte. C'est pour ça que je me suis efforcé à ne pas le retoucher, et je ne me suis pas relu non plus, d'où les fautes idiotes !

Mais merci beaucoup,
Je vais jeter un oeil à cela dans la semaine si je trouve le temps.

K'

PS : C'est la narration d'un rêve... un rêve dans un rêve, en fait. Ca paraît ambigüe, comme ça, mais lorsqu'on prend l'histoire du début, tout concorde ! Wink
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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Lun 16 Juil - 12:56

Bonté divine !!!! J'étais en pleine correction, j'ai fait une fausse manoeuvre, et j'ai perdu tout ce que j'avais fait. Je recommencerai plus tard, là je suis furax, j'avais presque fini.
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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Lun 16 Juil - 13:29

Il ne faut pas azul, ne vous cassez pas la tête Wink je désirais simplement avoir un avis sur la forme, principalement. De toute façon, ce n'est pas pour faire éditer, je n'en suis point encore là ^^
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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Lun 16 Juil - 17:50

K' a écrit:
Katarina a écrit:
J'ai lu la seconde page ss m'attarder à corriger.... dis-donc, tu as déjà écrit combien de pages ? C'est le premier chapitre en entier ça ? c'est un traité philosophique sur le rêve ou la réalité ?
Dommage de ne pas ns avoir plutôt mis le tout début, j'aime bien les débuts des livres.

J'ai écrit pas loin de 300 pages word, ce qui doit faire 600 pages en impression in-folio mais j'ai pas encore terminé...

Quant au début de livre, il est totalement différent de ce passage... Ici, comme je l'ai précisé, il s'agit d'un rêve, écrit spontanément, sans réflexion, comme on écrirait dans un journal intime, en fin de compte. C'est pour ça que je me suis efforcé à ne pas le retoucher, et je ne me suis pas relu non plus, d'où les fautes idiotes !

Mais merci beaucoup,
Je vais jeter un oeil à cela dans la semaine si je trouve le temps.

K'

PS : C'est la narration d'un rêve... un rêve dans un rêve, en fait. Ca paraît ambigüe, comme ça, mais lorsqu'on prend l'histoire du début, tout concorde ! Wink
c'est magnifique d'avoir écrit autant . Il y a des gens qui l'ont lu ?

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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Lun 16 Juil - 21:10

Merci.

Non, en fait... je vais étaler un peu ma vie personnelle mais... le livre est destinée à une personne... une fille même, pour jouir de la précision. Embarassed

Elle seule le lira. C'est pour cela que je n'essaye pas de le faire éditer, le sujet est trop balot, et, j'aurais envie de dire, "ésotérique", réservé aux seuls initiés... en fait, une personne peut saisir le contexte de l'histoire.

Mais j'écris beaucoup, c'est vrai. Ca fait un peu plus de quatre mois que j'ai commencé, et je n'en vois pas le bout... mais ça fait du bien... je mets de l'ordre en moi-même dira-t-on. Hey oui! c'est bien connu, on ne pense, ce qu'il s'appelle penser, uniquement la plume à la main...

PS : Il est mignon votre avatar. C'est votre chien ?... C'est ton chien, pardon. Je ne devrais pas vouvoyer.
J'aimerais bien avoir un chien moi aussi ; un labrador, pour m'accompagner lors de mes footings, ou périples photographiques, ce serait le pied. ^^

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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Lun 16 Juil - 21:33

oui, c'est Rocky, la terreur du quartier. Pas facile de le promener car c'est un caïd de première.

J'envie la fille pour qui le livre est destiné, c'est un cadeau géant, j'espère qu'elle saura l'apprécier.¨Pour ce qui est de l'ésotérisme, je nage en plein dedans, je tire les cartes et j'ai pratiqué l'extracorporation à certaines occcasions, ainsi que la télépathie et la guérison par énergie. J'en parle ici parce que c'est fermé et que j'ai confiance en mes amis, mais svt je me tais, le sujet est tabou.

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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Lun 16 Juil - 22:34

Citation :
Mais j'écris beaucoup, c'est vrai. Ca fait un peu plus de quatre mois que j'ai commencé, et je n'en vois pas le bout... mais ça fait du bien... je mets de l'ordre en moi-même dira-t-on.
Il a écrit 300 pages word en quatre mois . Moi, il m'a fallu un an... mais bon, on va pas se laisser décourager par la jeunesse, hein, Katarina ?

Citation :
Hey oui! c'est bien connu, on ne pense, ce qu'il s'appelle penser, uniquement la plume à la main...
Comme je le dis souvent, l'écriture est le langage de l'inconscient.

Citation :
Il est mignon votre avatar. C'est votre chien ?
Et avant que tu me le demandes, le mien, c'est mon chat cookies. Il aura bientôt quatre mois Wink

Au fait, de quel signe es-tu ? Je parie capricorne ou scorpion.
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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Lun 16 Juil - 22:36

Citation :
je tire les cartes et j'ai pratiqué l'extracorporation à certaines occcasions, ainsi que la télépathie et la guérison par énergie.
Ma belle, si tu veux me tirer les cartes, va-y. Mais avant, je dois te dire que ça fait plus de 10 ans qu'on me dit que je vais rencontrer l'homme de ma vie.
M'est avis que la ménopause va passer par là avant que ça se réalise
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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Lun 16 Juil - 22:46

C'est ton vrai chat azul ? Il est très très mignon. Je suis surpris, je croyais que c'était une photo trouvée sur internet... T'en as de la chance dis-donc ! Malheureusement, moi, j'en suis allergique, malgré le fait que j'adore ces ptites bestioles là... :(

Sinon, je suis sur que ça viendra pour ton homme ! Very Happy
Les cartes ne mentent jamais - moi, elles m'ont dit que je réussirai dans la vie, c'est pour ça que je m'y accroche, à ces maudites cartes, héhé.

Bon cette fois j'y retourne définitivement.
Bonne nuit à vous.
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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Mar 17 Juil - 8:56

d'accord azul, je vais te tirer le portr...euh... les cartes. Mais je ne peux pas voir sur des années non plus, hein ?

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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Mar 17 Juil - 11:43

Citation :
d'accord azul, je vais te tirer le portr...euh... les cartes. Mais je ne peux pas voir sur des années non plus, hein ?
Il paraît qu'on ne peut pas dater les prédictions, alors... dis-moi que je ne finirai pas ma vie seule, et ça m'ira... enfin, non, dis-moi ce que tu vois.
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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Mar 17 Juil - 11:47

Citation :
C'est ton vrai chat azul ? Il est très très mignon. Je suis surpris, je croyais que c'était une photo trouvée sur internet..
Figure-toi que c'est ma fille qui a pris cette photo. Une de ses passions dont elle voudrait faire un métier (parmi tant d'autres)
Cookies avait un mois, et on venait juste de l'avoir. Il est entre mes jambes, là. Bon, il a drôlement grandi, certes. C'est un voyou de première, aussi.
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MessageSujet: Re: La réalité d'un rêve est-elle...   Mar 17 Juil - 12:00

azul47 a écrit:
Citation :
C'est ton vrai chat azul ? Il est très très mignon. Je suis surpris, je croyais que c'était une photo trouvée sur internet..
Figure-toi que c'est ma fille qui a pris cette photo. Une de ses passions dont elle voudrait faire un métier (parmi tant d'autres)
Cookies avait un mois, et on venait juste de l'avoir. Il est entre mes jambes, là. Bon, il a drôlement grandi, certes. C'est un voyou de première, aussi.
moi aussi, je croyais que c'était une photo de professionnel. Quel âge a ta fille ? La mienne, 17 ans, rêve de faire carrière ds la pub, elle, c'est le dessin qui l'attire.

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